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Notice d'autorité

Université Sainte Anne (Church Point, N.S.)

  • Collectivité

C'est en septembre 1890 que les Pères Gustave Blanche et Aimé Morin, Eudistes de France, arrivaient à la Baie Sainte-Marie. Leur mission était de fonder une maison d'éducation supérieure afin d'instruire les jeunes Acadiens de la province. Dès le 1er novembre 1890, les Pères Blanche et Morin ont donnèret des cours à une vingtaine d'étudiants qui se réunissaient au presbytère du village de Pointe-de-l'Église. Plusieurs textes disponibles dans la bibliothèque du Centre acadien font la chronique de l'Université Sainte-Anne, il est donc inutile d'en faire une longue histoire ici. Néanmoins, cela vaut la peine de mentionner qu'en 1899 un feu a complètement détruit le «premier collège» réduisant au néant les efforts que les pères y avaient fait pendant neuf années. En dépit du dur choc que les pères éprouvèrent, ils ne se découragèrent pas. Deux semaines après l'incendie ils commencèrent les classes pour 48 élèves dans le presbytère pendant qu'ils amorcent les démarches pour la construction d'un deuxième «collège» qui serait bâtit sur la même emplacement que le premier. En septembre 1899, les élèves reprirent leurs classes dans le nouvel édifice. Ces débuts furent pénibles, les comforts physiques rares. Même la nourriture n'était pas toujours abondante. En dépit de ces difficiles débuts, l'Université s'est développée et a progressé à travers maintes épreuves, à travers deux guerres mondiales et à travers une période de transition qui vu l'institution passer des mains des Eudistes aux mains laïques. A cette dernière époque (début des années 1970), l'Université faillit déménager à Yarmouth où elle aurait prit la forme d'un collège communautaire.

Thériault, Nil, Monseigneur, 1910-1998

  • Personne
  • 1910-1998

Nil Thériault est né à l'Anse-des-Belliveau, Nouvelle-Écosse, le 17 juin 1910, fils d'Élizée Thériault et d'Esther Doucet. Esther donna naissance à un deuxième fils en 1912. Malheureusement, on n'a presque pas le temps de le baptiser et il est mort. Nil n'a jamais vraiment connu son père, il était toujours en haute mer et, en 1914, il fut perdu en mer. Après sa disparition en mer, Esther est allée travailler au presbytère de la paroisse. Au cours des années, elle passa d'un presbytère à au autre, forçant Nil à passer d'une école à une autre jusqu'à ce qu'il entra au Collège Sainte-Anne en 1922. En juin 1930, Nil Thériault gradua du Collège pour ensuite se diriger au grand séminaire des Eudistes à Halifax où il fut ordonné prêtre en 1934. Cette même année, il fut nommé vicaire de la paroisse St-Ambroise de Yarmouth et de 1937 à 1939, il fut vicaire aux Bermudes. Ensuite, Mgr. Thériault est retourné en Nouvelle-Écosse où il fut vicaire de différentes paroisses. En 1944 il est retourné aux Bermudes, cette fois, pour neuf ans. En 1947, le Pape Pie XII le nomma à la Prélature domestique. En 1953, Mgr. Thériault était de retour en sa terre natale où il demeura curé de la cathédrale St-Ambroise jusqu'en 1963. Plus tard, il fut curé de différentes paroisses, y compris celles situées dans la Vallée d'Annapolis, jusqu'à sa retraite en 1978. Après sa retraite, Mgr. Thériault a organisé plusieurs voyages et pélerinages, ce qui a permis à plusieurs Acadiens et Acadiennes de visiter des pays inconnus. Ses pélerinages sont devenus populaires et il fut un des premiers à rétablir les liens rompus avec la population acadienne de la Louisiane. Ce prêtre a toujours supporté la cause acadienne et, en 1990, il reçeva un doctorat honorifique de l'Université Sainte-Anne pour son dévouement à la conservation du patrimoine acadien. En 1955, il a présidé le Comité diocésain des Fêtes du bicentenaire de la Déportation des Acadiens. De plus, il contribua à l'embellissement et à l'entretien du site du premier cimetière acadien de Clare, à la Pointe-à-Major. Mgr. Nil Thériault a été grandement apprécié de plusieurs personnes; il trouvait toujours le temps de visiter les malades, même quand il est devenu malade lui-même. En 1998, après deux années de maladie, Mgr. Thériault est décédé à l'âge de 87 ans, à la maison-mère des Soeurs de la Charité, Mont St-Vincent, à Halifax.

Télé-Clare

  • Collectivité
  • 1986-2012

Télé-Clare, une chaîne de télévision francophone destinée aux habitants de la Baie Sainte-Marie, célébrait son ouverture officielle en juin 1986, à l'arrivée du câble à la Baie. Afin de répondre aux exigences du câble, l'Université Sainte-Anne a formé un comité d'administration et établie Télé-Clare. En plus d'assurer une voix locale sur les ondes, Télé-Clare permettait de promouvoir et de contribuer à l'épanouissement de la culture francophone de la Baie Sainte-Marie.

Le studio de Télé-Clare était situé au quatrième étage de l'édifice Gustave-Blanche de l'Université Sainte-Anne, au campus de la Pointe-de-l'Église. En plus d'enregistrer des émissions dans cet espace, qui était également utilisée par les étudiants du programme d'immersion, l'équipe de production a filmé des scènes dans d'autres lieux. L'émission « Les Twangeux du lundi soir » animée par Marcel et Gene Cottreau était, par exemple, filmé dans la grange des Cottreau. Évidemment, la technologie de l'époque était moins avancée que celle d'aujourd'hui, mais le studio était doté d'un équipement de base.

Diffusée sur le poste numéro 13, Télé-Clare était dirigée par la communauté locale. Des bénévoles, notamment des gens de la communauté, s'occupaient de la production des émissions. L'équipe de production comptait plusieurs personnes. Edwin Doucet, un employé de l'Université Sainte-Anne, était le technicien principal. En plus d'avoir travaillé à l'installation du studio, il a enregistré la plupart des émissions de la chaîne. Plusieurs personnes étaient impliquées dans les débuts ; Dave LeBlanc, Nadine Belliveau, Pierre Belliveau, Melburn Blinn, Jean-Paul Comeau, Noël Despres, Mary Roddis, Arnold LeBlanc, Edwin Doucet et Rosanne Runte faisaient partie du Conseil d'administration, tandis que Lottie Thériault, Nadine Boudreau, Michel Thibault, Martin Comeau et Anita Maillet animaient des émissions.

La programmation de Télé-Clare était variée. En plus des maints spectacles de musique et de théâtre qui mettaient en valeur le talent d'artistes locaux, la chaîne diffusait le téléthon des « Papas Noël », des cours d'aérobie ainsi que des présentations et entrevues menées avec des gens de la région. Divers sujets étaient abordés, comme la musique, la cuisine, l'histoire, les métiers, l'éducation et la langue. Des annonces passaient également sur la chaîne permettant à la communauté et aux touristes de s'informer des nouvelles du milieu et des événements locaux. Pendant plusieurs années et jusqu'à la fermeture de la chaîne, Joyce Doucette, qui a travaillé comme adjointe administrative à l'Université Sainte-Anne, était responsable des annonces.

Il existait même une chanson thème (une transcription de celle-ci est disponible). Composée par Nadine Belliveau, qui était responsable de l'installation et de la programmation de Télé-Clare dans ses débuts, cette chanson donne un aperçu de la vie de la Baie Sainte-Marie à l'époque.

Télé-Clare, ayant été un des outils médiatiques majeurs à la Baie Sainte-Marie jusqu'à sa fermeture en décembre 2012, a joué un rôle important pour les Acadiens du milieu.

La plupart des émissions qui ont été diffusées pendant les premières années peuvent être visionnées au Centre acadien. Il est également possible d'acheter des copies de ces émissions.

Stuart, James Valentin

  • Personne

James Valentin Stuart occupa le poste de douanier du 9 mars 1865 jusqu'en 1891. Sa juridiction était le port de l'Anse des Belliveau et le brise lame des Grosses Coques. Dans cet emploi ses fonctions étaient nombreuses. Par exemple, un des dossier consiste en la correspondance et notes réalisées lors de la saisie d'une goélette. Un autre exemple est le dossier accru suite à l'arrivée au port d'un matelot atteint de la fièvre typhoïde. Ses tâches quotidiennes couvraient la collecte des taxes douanières relatives aux cargaisons des goélettes, la correspondance gouvernementale, les licences de pèche, etc.

Stehelin (famille)

  • Famille

Les fils d'Emile Stehelin seront envoyés chez les Eudistes à l'école Saint Jean de Versailles où Stehelin rencontrera un ancien soldat-ami, le père Gustave Blanche. Vers la fin du 19e siècle les Eudistes en France, comme les autres congrégations enseignantes, vivaient dans l'inquiétude quant à leur avenir étant donné l'attitude anti-cléricale du gouvernement. C'est dans le but de s'assurer un refuge au cas où cela serait nécessaire que les Eudistes acceptèrent l'inviation de fonder un collège en Amérique du Nord, plus precisément à Pointe-de-l'Église en Nouvelle-Écosse. Quelques années après son départ que le père Blanche offrait d'emmener Jean Stehelin, deuxième fils d'Emile âge de 24 ans. Le but du voyage en 1894 était de lui ouvrir des perspectives de travail dans ce jeune pays qu'était le Canada. Mais deux autres enfants Roger et Paul, voulaient suivre leur frère et c'est avec reticence qu'Emile permit à ses trois fils de quitter la France. Éventuellement la famille entière s'embarquait pour coloniser les terres vierges et boisée en arrière de Weymouth en Nouvelle-Écosse, endroit qui fut baptisé la Nouvelle-France. Avant longtemps une colonie de bucherons vit le jour au milieu de la forêt. La famille Stehelin, dont sept fils et trois filles, fut épaulée dans son entreprise par des Acadiens de la région qui travaillaient pour le compte du grand "Français de France". Avec le temps une importante industrie de bois de charpente se dévéloppa et avec les infrastructures portuaires de la ville de Weymouth le bois était facilement expédié. Un train qui fonctionnait sur des raills de bois transportait les gens et les produits forestiers de la Nouvelle-France à Weymouth. Après la mort de son épouse, Emile Stehelin vint s'établir définitivement à Weymouth, laissant son oeuvre dans les mains de ses fils. Mais quelque années après, soit en 1914, ce fut l'appel aux armes et cinq des garçons Stehelin vont s'enrôler dans l'armée française tandis qu'un sixième, Emile fils, fera partie de l'armée canadienne. Après la fin de la première guerre mondiale les Stehelin qui avaient goûté de nouveau à la France décidèrent de s'y installer de façon permanente. Ce fut la dislocation complète de la famille et la Nouvelle-France, devenue propriété d'étrangers, allait tomber en ruines.

Sigogne, Jean-Mandé, Père, 1763-1844

  • Personne
  • 1763-1844

Jean-Mandé Sigogne naquit à Beaulieu-lès-Loches, France, en 1763 fils de Mandé et Marguerite Robert. Ordonné à la prêtrise en 1787, il dût s'éxiler de son pays au moment de la Révolution française, refusant de prêter serment à la constitution civile des patriotes. Il prit refuge en Angleterre où il demeura jusqu'a son depart pour la Nouvelle-Écosse en 1799. C'est au printemps de cette année-là qu'il s'embarqua sur le Stag en direction l'Halifax. Après un court séjour dans cette ville portuaire, où il rencontra les autorités provinciales, avant de s'embarquer pour le sud-ouest de la province. Pendant les prochaines quarante cinq années, l'Abbé Sigogne oeuvra auprès des Acadiens des comtés actuels de Yarmouth et de Digby. Premier curé résident de l'endroit, il tâchera, dès le début, de mettre en place une structure ecclésiastique qui permetta le bon fonctionnement de son immense paroisse (de Bear River à Pubnico). Il établira deux centres principaux dans sa paroisse, l'un à la Baie Sainte-Marie (Ste-Marie) et l'autre à Sainte-Anne-du-Ruisseau (Ste-Anne). Les deux premières églises furent bâties là, mais avant la fin de sa carrière Sigogne en aura ajouté plusieurs autres. Le travail de l'Abbé Sigogne auprès des Acadiens dépassa les cadres religieux pour englober toute une série de fonctions séculieres. Avec le politicien renom Thomas C. Haliburton, Sigogne réussit à faire abolir les lois anti-catholiques qui empêchaient aux Acadiens de siéger à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. Père Jean-Mandé Sigogne est mort en 1844.

Semery, Henri, père, ca. 1909-1945

  • Personne

Le Père Henri Semery arriva à la paroisse de Pubnico-Ouest le 23 septembre (1909) au soir, avec sa mère (Constance E. Guirard), sa soeur (Mme. Zélie Clément) et son neveu. Natif de France, il était le fils de Henri Semery. Il se fit Spiritain de la Congrégation du Saint-Esprit. Il semble qu'il fit ses etudes théologiques à la maison des Spiritains de Beauvais, department d'Oise, près de Paris. Il vint a Canada et fait deux ou trois ans de ministère ailleurs dans l'archidiocèse d'Halifax. Il partit de Pubnico-Ouest vers la fin de 1920 et s'en alla dans le Maine, quand il devint curé de la paroisse Notre-Dame de la Paix, à Berwick. C'est là qu'il est décédé en 1945.

Saulnier (family)

  • Famille

La famille Saulnier est une des familles pionnières à la Baie Sainte-Marie, Nouvelle-Écosse. René Saulnier, fils de René et de Magdeleine Maillet, est baptisé le 8 septembre 1769 une année après la fondation de la colonie acadienne. Dans la concession de terre de 1785 qui divisait les terres du village de Saulnierville, les noms de Pierre et Simon Saulnier, de Jean-Baptiste Saulnier, père et fils, et de Jean Saulnier figurent sur la liste des concessionnaires. C'est donc eux qui donnèrent leur nom à l'endroit. Ce sont les descendants de ces fondateurs qui furent les créateurs des documents de ce fonds. Comme dans de nombreux fonds de ce genre, nos renseignements sur la vie de ces gens sont limités à des connaissances généalogiques. Nous allons donc présenter cette information pour ce qui a trait à trois générations de cette famille. Damase Saulnier naquit en 1810, le fils de Dominique Saulnier et de Vitaline Boudreau. Il était connu sous le sobriquet de Tom. Pour épouse il prendra Suzanne Melanson, fille d'Henri Benoni, et quatre enfants vont naître de cette union, soit Vincent, John, Adèle et Martin né autour de 1858. Dans la vingtaine, Martin épousa Rose Comeau née en 1862. De cette union vont naître six enfants dont l'aîné, Thomas, naquit en 1885. François, un autre fils né en 1895 va épouser Delina Comeau, fille de Siffroi.

Pothier, Hilaire Valentin, Capitaine, d.1924.

  • Personne
  • d. 1924

Hilaire Valentin Pothier est né le 13 février à Tusket-Wedge (Wedgeport), Nouvelle-Écosse, le fils de Nicolas Pothier et de Scholastique Amirault de Pubnico. Rien n'indique où il aurait acquis ses compétences académiques mais son journal dévoile une capacité d'écriture peu commune dans ces régions acadiennes à l'époque. Il est possible qu'il ait suivi des classes du père Jean-Mandé Sigogne ou d'un des quelques instituteurs ambulants de à l'époque. A l'âge de 25 ans, Hilaire Pothier épousa Justine Pothier, fille de Jean-Baptiste et de Marie-Anne d'Entremont. De cette union vont naître cinq enfants dont trois fils et deux filles. C'est la dernière née, Marie-Evangéline (le 26 novembre 1870), qui va hériter du journal de bord de son père. Hilaire Pothier est décédé le 3 mars 1924 à Yarmouth, N.E.

Meuse, Laurent, 1912-1997

  • Personne
  • 1912-1997

Laurent Désiré Meuse (Muise) naquit à Sainte-Anne-du-Ruisseau le 26 septembre 1912 le fils de Thomas Muis et d'Elizabeth Brown. Le jeune Laurent fut élevé sur la ferme de son père apprenant a maîtriser les tâches quotidiennes de cette profession, mais au même temps il démontrait des aptitudes dans une autre voie, celle de l'Académique. Comme de fait c'est dans l'académique qu'il fera carrière. Il sera le premier garcon de son village a completer la onzième année, ce qu'à l'époque lui permettait d'enseigner. En 1959-1960 il passa une année à l'École Normale de Truro et suiva des cours de perfectionnement à l'Université Mount Allison. Toujours désireux d'apprendre Laurent Meuse suiva des cours à l'Université de Barcelone en 1974 et à l'Université du Mexique en 1975 où il entama des etudes de la langue espagnole. Laurent Meuse a fait la classe à plusieurs endroits aux provinces Atlantiques. Il enseigna à Port-au-Choix (Terre-Neuve) pour sept ans avant de revenir dans son coin natif où il faisait la classe pour deux ans à Abrams' River (village à l'ouest de Sainte-Anne-du-Ruisseau). Par la suite il enseigna à Comeauville (baie Sainte-Marie) avant de s'en aller prendre la direction de l'École de Chezzetcook (comté de Halifax). En 1963-1964 il était directeur de l'Écolse d'Aulac (au Nouveau-Brunswick) mais après cette année il revint en Nouvelle-Écosse pour enseigner dix ans à Ellershouse dans le comté de Hants (N.-É). En juin 1976 il prend sa retraite. Meuse a toujours eu un penchant pour l'histoire, spécialement l'histoire locale. Laurent Meuse et décédé le 19 novembre 1997.

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